Juillet 2011-Autour de Briançon
Deux petits jours de vélo autour de Briançon
Dimanche 31 Juillet 2011
Départ de St-Raphaël à 5h du matin. Autoroute jusqu’à St-Maximin, puis petit raccourci sympa sur la nationale, par Rians, Ginasservis, Vinon-sur-Verdon, et on rejoint Manosque, pour reprendre l’autoroute jusqu’à Tallard. Après, c’est Chorges, Embrun, Briançon.
Installation rapide au camping : Les Gentianes à La Vachette, au début de la vallée de la Clarée. Camping sympa sans plus, pas cher non plus.
Première sortie :
Très jolie route de la vallée de la Clarée vers Névache. Ça monte doucement, c’est idéal pour une bonne mise en jambes. Un peu avant Névache, on prend à droite pour une affaire un peu plus sérieuse : le Col de l’Echelle. C’est assez pentu, très souvent à 8%, mais très court, 3,5km. Donc ça passe très bien.
On remarque bien quelques kilos superflus. Ça n’aide pas !
Voilà, on y est, c’était pas sorcier…
La descente sur Bardonecchia est très jolie, et je pense que l’ascension par ce côté-là aurait été plus sportive. Je me perds un peu dans cette petite ville pour trouver la route de Oulx et Cesana pour revenir en France par le col de Montgenèvre, et un monsieur me renvoie vers le col de l’Echelle, que je n’ai pas envie de faire une seconde fois, donc retour sur mes pas, après avis d’un autre gary du coin. Après une bonne descente jusqu’à Oulx, 12 km, je vire à droite, pour entamer la longue côte vers Cesana Torinese, 14 km, puis Montgenèvre, 9 km. Ce n’est pas extrêmement pentu, mais je me fatigue assez vite, et ça devient long. Je suis content d’arriver à Cesana, mais les affaires vraiment sérieuses commencent là, car ce col n’est pas si facile qu’il ne paraît. Les premiers km commencent à 7% pour passer très vite à 8%. De plus il y a toute une succession de tunnels, plus ou moins longs, où j’ai un peu peur de me faire accrocher par les nombreux camions qui passent dans le coin, et encore, c’est dimanche ! Après Clavière ça monte plus tranquille jusqu’au col que je suis vraiment content de rallier : Il ne reste que de la descente ! Ouf !
Le Col de Montgenèvre, au cœur de la station
Lundi 1er Aout 2011
La sortie du jour semble bien plus dure que celle d’hier. J’ai décidé d’enchaîner la grimpette au fort du Gondran, 2455m, et l’ascension du Col de Granon, 2413m.
Départ du camping, et redescente vers Briançon. En fait tout en bas de la ville ! Et de là il faut prendre sur 6km la route du Col d’Izoard, avant de bifurquer à gauche vers la petite route, très peu entretenue - de plus ce n’est pas indiqué - aléatoire, je dirais, route militaire qui mène au fort. On est à 15km du Col d’Izoard.
L’embranchement de la route du Fort du Gondran, à 15km du col d’Izoard
Ça part pour 12km très raides, ça oscille entre 8 et 10%, quelques rampes à 11 et même à 12%, et le tout sur un revêtement pas facile… Autant dire que c’est pour moi, totalement usant. C’est le désert total. Je ne croise qu’un coureur, un marcheur, et 2 voitures de militaires qui descendent à la ville. Je prends des photos chaque fois que j’ai envie de m’arrêter (j’ai dû faire 3 ou 4 haltes). Mais c’était justifié, tellement l’endroit est hors norme, sauvage, et beau…
C’est le site connu de la montée vers le Fort
Je commence à réellement m’approcher du sommet… que je peux voir tout en haut de la photo de droite. Mais l’ascension s’arrêtera à la flèche, le reste étant de la piste, trop rude pour mon vélo de route, et je ne vois pas l’intérêt de le faire à pied… Mon compteur altimétrique indique 2290m. Il me manquait 150m de dénivelée pour le sommet. Tant pis. La prochaine fois, je prendrai le VTT. D’autant qu’il est possible de démarrer de Montgenèvre, d’où part une piste VTT très intéressante. Bon à savoir.
Voilà, je n’irai pas plus haut, par la force des choses : Pas de route suffisamment praticable.
En haut, le Fort de Janus (2543m) et plus bas, les diverses constructions qui constituent le Fort du Gondrans.
Eh oui, je suis encore une fois un peu liquide… mais c’est bon d’être en haut !
La descente n’est pas si agréable que ça, vu l’état de la route et le danger que représentent de nombreux virages, pas question de prendre de la vitesse et de risquer des chutes idiotes. L’arrivée sur la route de l’Izoard est un soulagement : je peux enfin rouler. Donc descente jusqu’en bas de Briançon, et remontée de la ville – et c’est costaud – pour prendre la route du Lautaret, Galibier… Je bifurque à droite à St-Chaffrey pour prendre la route, très agréable comparée à celle du matin, qui mène en 10,5km à plus de 8% de moyenne, au Col de Granon. L’endroit est splendide, mais la côte est réellement difficile, surtout que je n’ai pas vraiment récupéré des efforts du matin. J’ai beau m’arrêter souvent, boire, manger, je n’arriverai pas au bout. Plus de jus ! Il m’a manqué 4km, ce n’est pas beaucoup, mais bon, je n’avais vraiment plus rien dans les jambes. La solution aurait peut-être été d’attendre un peu, mais dès que je m’arrêtais, une horrible armée de taons tous plus assoiffés les uns que les autres, se jetaient voracement sur moi. Donc même pas possible de récupérer tranquillement… Enfin, tout ça, ce sont des excuses bidon, le fait est que je ne suis pas arrivé au bout, et c’est tout ! Mais ce n’est pas grave.
Non, c’est vrai, ça monte, et ça fait mal aux cuisses. L’endroit est vraiment magnifique, et c’est agréable malgré tout.
C’est bien difficile… ça se voit ? Je monte à 8km/h bien souvent, c’est du 8, du 9, et parfois du 10%...
Le lieu dit «Les Tronchets», joli site pourtant…
Le col de Granon, joint en voiture et j’ai fait la petite grimpette à pied au sommet d’où le panorama est merveilleux.
Voilà ! Un petit séjour sympa.
Il m’a montré aussi que je n’étais pas super prêt physiquement en ce moment.
Pascal, Août 2011.


