Jeudi 18 : Col du Grand St-Bernard, 2469m,
Transfert en voiture à Sembrancher, 30km, 3/4h
5ème circuit : départ Sembrancher vers 10h
Je sais que j’ai 30km d’ascension à faire et que ça ne va pas être très simple. D’autant que la météo n’est pas vraiment clémente, le ciel est bas, ça crachine et il ne fait pas très chaud. L’ascension est très cool sur les 6 premiers km, ça devient sérieux à partir d’Orsières. C’est de la grande route, mais pas trop de circulation. Grande route qu’on quitte à Bourg-St-Pierre, qui marque le début du tunnel, interdit aux vélos. La route qui part à droite est bien plus pentue, et le temps s’est bien refroidi. Je mets du sec, des manches longues. Il pleut, mais c’est de plus en plus beau, jusqu’à l’arrivée au col qui est superbe !
Le tout début : pour le moment, c’est très cool.
Le lac des Toules un peu avant l'entrée du tunnel
Départ du tunnel, je prends à droite pour l’éviter :
Après l'entrée du tunnel c'est bien plus tranquille niveau voitures; plus pentu aussi. 6 derniers km à + de 8% de moyenne. Fait froid et il pleut !!!
Mais c'est superbe ! même s'il pleut.
Paysage toujours aussi grandiose
Les derniers mètres de l’ascension…
L’Hospice du Grand Saint-Bernard. Ça y est, j’y suis !
De l’autre côté, un fog londonien...
Je suis très heureux d’avoir atteint mon objectif, avec cette météo incertaine, ce n’était pas gagné. Tant pis pour la descente, en haut, je me change, pose le vélo sur la voiture, et me range sagement à l’intérieur, au chaud. La route est mouillée, il fait froid, se mettre en danger est inutile. D’ailleurs la longue descente jusqu’à Aoste, c’est beau au début, mais ensuite, ce sont de grandes routes, où les voitures et les camions roulent très vite, donc pas agréables en vélo. J’ai fait l’ascension, j’ai fait mon taf !
Sur la route qui mène à Pont-St-Martin, où nous passons la nuit, nous nous arrêtons et visitons le fort de Bard où les troupes de Napoléon furent mises en échec un certain temps durant la campagne d’Italie.
L’albergo Carla à Pont-St-Martin est un petit hôtel très sympa, bien que sur la nationale, mais notre chambre donne de l’autre côté. Le soir on va promener dans le village. C’est super mignon. Une excellente pizza, chez un type qui est allé faire les championnats du monde des pizzaiolos à New-York… Il y a des photos partout, ça fait plaisir de retrouver l’ambiance de l’Italie.
Transfert en voiture de Pont-Saint-Martin à Locana, 46km, 1h
6ème circuit : départ Locana
Normalement, cette sortie devrait être le clou du séjour, au cœur du Parc National du Gran Paradiso. On longe d’abord, assez sagement un torrent, l’Orco, et on traverse quelques petits villages en montant doucement jusqu’à Fornolosa. Ensuite, c’est bien plus pentu pour joindre Noasca, et après Noasca, premier émerveillement, quand afin d’éviter un tunnel de 4km, un Italien avec qui je faisais route depuis un petit bout de temps me dit de prendre à gauche… un bitume très aléatoire, ça monte entre 12 et 16% certes, mais surtout, le torrent à côté est complètement magnifique. On est dans un autre monde ! J’ai une banane d’enfer. De retour sur la route principale, la pente est bien moins raide, mais c’est toujours aussi splendide. Je passe le lac de Ceresole, et commence la 1ère partie difficile jusqu’au lac de Serru. Un petit replat, dans des prairies bourrées de marmottes, puis une seconde partie difficile jusqu’au second lac, l’Agnel, et enfin la dernière partie avec des pourcentages plus moyens pour arriver au sommet, en riant de bonheur.
Le torrent de l’Orco et la petite route qui le longe, avec mon co-cycliste italien…
Au lac de Ceresole Reale, avant d’attaquer le haut du parcours, j’ai mis les manches longues.
En haut c'est le lac du Serru... c'est sublime !!!
Et là, un peu plus haut, le lac de l'Agnel
C'est complètement beau, ça marmotte de partout, il y a de gigantesques prairies alpines, des fleurs, de la roche...
Cette image, tous ceux qui montent le Nivolet, la prennent. Et ça se comprend. C'est un des plus jolis sites du séjour. On passe tous les 3 un bon moment à prendre le plaisir de l'instant, à faire sourire les yeux, à respirer le présent, les lacs, le regard si ouvert, que rien ne gêne. Je suis tombé éperdument amoureux du Gran Paradiso, j'y reviendrai, c'est sûr !
C’est vrai que c’est parfois dur, mais ce n’est que du Bonheur !
YEEEEEEEEEEEEEEEEEEEESSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS !!!
Ça, c’est de l’autre côté, d’où partent de beaux sentiers de rando.
Après cette journée tellement pleine de tout ce que l’on peut vouloir avoir vécu… nous repartons doucement vers notre avant dernier lieu de villégiature, chez les amis de Joss, Franco et Danièle, qui habitent à Pramollo, et plus précisément à Sapiatti. La grimpette pour y arriver a l’air assez connue, vu le nombre de vélos qu’on y rencontre. Effectivement le coin est bourré de parcours VTT qui rejoignent l’autre vallée, le parc régional Conca Cialancia. Il y a un sommet qui s’appelle le Gran Truc (non, pas Turc !) et nous dînerons le lendemain dans un restaurant de spécialités piémontaises, appelé Le Gran Truc. Franco et Danièle nous reçoivent comme des rois, on est aux petits oignons, la maison est toute arrangée de neuf avec beaucoup de goût, il y a une vue sensationnelle sur la vallée, jusqu’à Pinerolo. La récupération est totale ! Un grand merci à eux ! Demain, c’est la Strada dell’ Assietta. Du VTT !
En effet, le second soir, nos hôtes nous invitent au restau du Gran Trüc, spécialités piémontaises, un restau au milieu de nulle part, qui semble super connu, il est vraiment bondé. C’est merveilleusement bon la cuisine piémontaise ! des gnocchi avec une sauce je pense au gorgonzola d’un autre monde, des beignets, poulet, agneau, cervelle… difficile de tout manger, mais je vous jure que j’ai fait l’effort !








